Comble/s des Vosges

Paris


2015 / COMMANDE PRIVÉE /

RÉHABILITATION D’UN­ APPARTEMENT MANSARDÉ DANS LE QUARTIER DU MARAIS

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L’appartement d’Olga est situé au cœur d’une des plus belle place parisienne qu’est la place des Vosges, précisément dans l’hôtel Dyel des Hameaux sur le côté est de la place. L’appartement existant était d’une grande banalité avec un grand découpage de pièces étriquées mais qui présageait malgré tout d’un fort potentiel quant à la redécouverte de sa charpente cachée du XVIIe siècle.

 

Ce qui a décidé Olga à acquérir cet appartement est sa situation particulière au dernier niveau, son orientation plein sud, la possible récupération des combles, le caractère isolé des deux toitures venant couvrir sa surface et le fait qu’il soit bordé de part et d’autre de cages d’escaliers accentuant l’idée de « maison sur le toit ».

 

« Je n’ai jamais habité un lieu aussi petit. Creuse les murs, intègre des rangements, beaucoup de rangements : j’ai ma vie à ranger mais surtout je ne veux pas vivre enfermée, ne me fais pas de cloisons, je ne suis pas de ces gens à chichis. »
Les espaces se ferment et s’ouvrent donc à l’aide de coulissants, les seuils sont créés par les volumes. On vit pleinement la totalité de l’espace, il n’y a pas de ruptures visuelles à part un escalier sculptural venant donner de la profondeur et séparer la chambre du reste de l’appartement. Les rangements bordent l’espace de part et d’autre en occupant le moindre interstice, le côté façade est traité en chêne et l’autre côté, mitoyen, de couleur blanc chaux de manière à renvoyer la lumière, cette disposition permet de libérer l’espace central et d’y vivre comme on l’entend.

 

 

 

 

 

« Christian, je veux retrouver le ciel au travers des arbres du grenier, donnes moi de la lumière, de l’air et un espace où je puisse rêver.
– Olga, on est dans un site protégé, cela ne va pas être facile car on doit tout casser, demander des autorisations à tout le monde…
– Ecoute, rien ne me plaît ici, tu casses tout ou j’abandonne, j’irai vivre ailleurs sinon… »
Repousser les limites d’un existant c’est peut être chercher à les gommer et à donner l’impression que les espaces ne finissent pas dans un volume contraint. Nous allons travailler une perspective depuis l’entrée qui n’a pas de limite. L’organisation de l’appartement suit le volume des deux charpentes de toit, la première depuis l’entrée sera l’espace de vie et l’autre plus intime sera l’espace de nuit.

« Je ne veux pas un espace d’architecte avec des angles droit : c’est froid, moche… Je veux des courbes, que tu adoucisses la matière, ne me fais pas du Ikéa, que du sur-mesure… » Les solives du grenier ont été récupérées pour faire le mobilier, cette belle matière a retrouvé une seconde vie au sein même de son lieu d’origine. Nous avons réalisé avec ce chêne la cuisine, la banquette ainsi que le dressing traité comme un paravent. Le mobilier a été pensé de manière à s’intégrer parfaitement au volume existant qui ne présente pas d’angle droit.
« Finalement je commence à croire que ce lieu est fait pour moi même si pendant toute la durée du chantier et dieu sait combien de temps il a duré… je me disais que j’allais chez Christian l’architecte »